la langue des oiseaux, abcdaire…

La « Langue des oiseaux » est une langue très volatile, c’est-à-dire très subtile. Elle est utilisée par les alchimistes depuis toujours pour transmettre la philosophie du grand œuvre et ses secrets de fabrication.

JE TESTELES PRODUITS

C’est en nous amusant que je m’en vais vous en transmettre les arcanes. C’est ensemble que nous allons nous user l’âme, cette âme qui nous agite et que nous devons vider pour laisser passer la lumière.

Par Patrick Burensteinas. Extrait de l’Orbs, l’autre Planète. #1, Un Fil d’or. Arts, sciences, humanités et consciences.

Il y a trois manières d’entendre la langue des oiseaux, ce qui nous donnera certaines clefs de compréhension.

La première est le jeu de mots : par exemple, en voyant quelqu’un qui porte des lunettes nous « entendons » lu net, c’est bien ce à quoi sert l’objet. À travers ces jeux de mots, nous allons trouver une démarche et commencer à comprendre les propos souvent obscurs que tient un alchimiste.

En alchimie, nous ne parlons pas de marche, mais de démarche, c’est sans doute ce qui nous pousse à nous arrêter : en effet, la quête de l’alchimiste n’est pas celle du mouvement mais celle de l’immobilité.

Cette démarche va se faire d’une certaine manière indiquée par les jeux de mots. Tout ce qui est autour de nous s’appelle la matière. Ce que nous entendons maintenant l’âme a tiers. Si l’âme a tiers, il y a deux tiers d’autre chose. Notre démarche, notre point d’arrêt va passer par trois passages, trois pas sages. Un pas à travers l’âme, un pas à travers le corps et un pas à travers l’esprit.

C’est ce que les anciens appelaient corpus, animus, spiritus. Mais ce peut aussi être le minéral, le végétal et l’animal.

Si nous sommes des apprentis sages, en finissant ces trois pas sages, nous pourrons ainsi trépasser. Rien ne ressemble plus à la mort que l’immobilité. Mais la mort, c’est l’âme hors et donc pas forcément quelque chose que nous devons craindre. Pour trouver l’immobilité, trois passages nous permettront de vivre une mort apparente.

Évidemment, nous nous imaginons être incapables de faire le chemin seul. C’est pour cela que nous avons inventé des intercesseurs entre les hommes et les dieux. Les Anges que nous pouvons bien sûr entendre maintenant « En je« . Nous savons donc où ils sont. Il semble donc y avoir quelque chose à trouver à l’intérieur de nous.

II va falloir faire une démarche

Emprunter trois passages

Trouver quelque chose qui est à l’intérieur de soi

Approcher une mort apparente ou plutôt une mort des apparences

Quand nous arrivons dans ce monde, nous apparaissons. Quand nous quittons ce monde, nous disparaissons. Nous ne faisons donc que paraitre.

Le contraire de la vie c’est la mort. Mais quel est le contraire de la naissance ?

Eh bien c’est être. Dès qu’on naît on n’est plus.

Nous pouvons donc conclure que nous ne naissons qu’une fois et qu’après une succession de vie et de mort nous sommes de nouveau.

L’initié est sur le chemin de la Lumière. Ce qui ne veut pas dire qu’il l’a atteinte. Pour l’atteindre, il faudra qu’il perce les apparences, qu’il n’y ait plus de différence entre l’intérieur et l’extérieur. Qu’il y ait un lien, un pont entre l’intérieur et l’extérieur, une espèce d’arc en je. C’est le passage de l’ange (en je) en l’archange (l’arc en je). Alors, il n’y aura plus de différence entre l’intérieur et l’extérieur et tout sera Un.

Notre quête est la quête du point commun (comme un)L‘incompris deviendra l’Un compris. Même si cela n’est qu’un jeu, il nous met quand même sur le chemin.

Ce que nous venons de faire est la première manière d’entendre la langue des oiseaux, le jeu de mots. C’est la manière la plus simple.

La deuxième manière d’utiliser cette Langue est toujours un jeu de mots mais cette fois avec une clef cachée à l’intérieur.

Par exemple, l’alchimiste visite le musée de Cluny et se rend dans la salle où est exposée la tapisserie « La Dame à la licorne« . La dame présente dans cette tapisserie est souvent considérée à tort comme étant Diane de Poitiers.

L’alchimiste, à la vue de cette tapisserie, a instantanément une indication du métal et en quelle quantité il doit l’utiliser dans son Œuvre. En effet, il ne lira pas Diane de Poitiers, mais Diane de poids tiers. Il se trouve que dans le langage symbolique, les dieux et les déesses représentent des planètes et des métaux. Diane, déesse lunaire, représente la lune et la lune, l’argent. L’adepte utilisera donc un tiers de poids d’argent. Pour bien confirmer cela, l’écu qui est sur la tapisserie représente trois croissants de lune.

La troisième manière d’entendre cette langue, et de loin la plus intéressante, est une interprétation lettre par lettre.

Chaque lettre a un sens et la manière dont elle s’articule avec sa voisine donne une clef.

Par exemple, un mot important pour nous : le mot MORT. L’interprétation en est la suivante :

La forme de la première lettre (M) évoque une femme qui accouche, c’est la création, la mère. Nous pouvons aussi entendre « AIME ». Il y a ensuite, le (O) pour eau, le (R) pour l’air, et le (T) pour la terre. 

Nous pouvons constater qu’il manque un élément. C’est le Feu. Eh bien c’est celui qui l’est. Ne disons-nous pas d’un défunt qu’il est feu et c’est sans doute pourquoi ici il s’éteint. Ce qui nous permet de ne plus avoir peur de la mort puisque le Feu continue son chemin ailleurs.Ce travail lettre par lettre peut être utilisé à peu près pour tout, aussi bien pour des mots communs que des prénoms, des marques ou des sigles. En comprenant la combinaison de ces lettres, un certain nombre de clefs très intéressantes apparaissent.

> Découvrez l’intégralité de cet article dans Orbs, l’autre Planète. #1, Un Fil d’or. Arts, sciences, humanités et consciences.

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